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 Louis Bretou (journaliste), Millau
 

   «Georges COULOMB est un observateur né. Il fixe intensément les images dans son esprit qui les recompose et les traduit d’une manière toute personnelle. Quelques croquis furtivement tracés et c’est ensuite la réalisation en atelier. Pas de transcription exacte mais une recomposition de l’esprit qui remodèle les formes et exalte les couleurs d’où cette exubérance dans la traduction. L’artiste recherche davantage le choc que la poésie. Des masses et des couleurs avant toute chose. Georges Coulomb excelle, de la sorte, dans les marines et tout particulièrement dans les paysages. Ses natures mortes ne sont « mortes » que de nom tant elles vibrent d’une vie intense amplifiée par la puissance du trait et la chaleur de la couleur plaquée en larges aplats par la force du couteau. Là encore, tout est observation et calcul dans la recherche d’un certain effet. La peinture de Georges Coulomb met ainsi le visiteur face à un véritable feu d’artifice pictural dont la chaleur en même temps que l’harmonie ne sont pas le fruit d’un amalgame d’innombrables séries de teintes. Georges Coulomb utilise, au contraire, une palette relativement sobre dont il sait tirer le maximum d’effet par d’habiles mélanges, mariant très adroitement les jaunes et les bleus dans des composition puissamment structurées. En un mot, nous avons là un peintre de la joie qui, en volumes sonores, colorés et puissamment charpentés, sait stopper le regard et transmettre son bonheur de vivre dans une peinture en fête.»

 

René Chabannes (galeriste)– Galerie Christiane Vallé

 

«La peinture de Georges COULOMB me fait inévitablement penser à ce petit paysage du Bois d’Amour peint par Serusier sous la dictée de Gauguin :

«Comment voyez-vous ces arbres ? Ils sont jaunes, eh bien, mettez du jaune ; Cette ombre plutôt bleue, peignez-la avec de l’outremer pur ; Ces feuilles rouges ? mettez du vermillon. » Nous y trouvons également une recherche de simplification, de stylisation et le goût de la belle matière picturale ainsi que le côté fortement sensuel de sa sensibilité.

D’ailleurs, n’a-t-il pas commencé par la sculpture, le tactile, lorsqu’il sentait en lui la nécessité de la création silencieuse. Puis très vite, c’est l’œil du peintre qui voit, le regard posé sur les choses, qui analyse et reconstruit plastiquement le monde, le traduit par le geste de la main sur la toile. Et il ne suffit pas de voir, il faut arracher aux choses le secret de leur permanence.

Georges COULOMB vit dans une région exubérante où a pu s’épanouir et s’affiner sa personnalité.

Il a puisé à pleines mains, à pleins crayons, à pleins pinceaux dans la vie intense qui l’entourait et qui l’entoure encore, mais à présent il embrasse tout ce qu’il voit : Paris, Bretagne, Provence, Alsace, toute la France et sa richesse ne combleront jamais son bonheur de peindre et ses voyages au Japon lui ont ouvert de nouveaux horizons. Le monde est un orchestre de couleurs aux nuances infinies. Ah la vie ! Et la joie d’être peintre pour exprimer toutes ces sensations.

En pleine possession de son Art, il ne peint pas par jugement intellectuel mais par sensibilité, intuition et sensualité, le geste de la main goûtant la qualité d’une matière, il l’applique avec rapidité et fougue avec lesquelles il transpose en traits et en couleurs toutes les émotions que la réalité suscite en lui.

Pour lui, l’Art est comme un combat. Dans l’Art, il faut y mettre sa peau et il aimerait certainement mieux ne rien dire, que de s’exprimer faiblement.

En ce sens, il rejoint l’esprit de Van Gogh dont il serait difficile de donner une autre définition.

Georges COULOMB ne se satisfait pas aisément, inquiet. Si sa peinture dans laquelle il donne le meilleur de lui-même est nourrie de la propre substance de sa vie, il le fait avec une telle discrétion, une telle pudeur, qu’il ne le sait pas lui-même.

Puis elle devient indépendante, allant vers son destin. Elle est là, devant nous dans son achèvement et le plaisir qu’elle nous offre se suffit bien .»

 

Pierre Feille (galeriste), Clairac

«La fougue, le lyrisme, l’audace colorée, font de Georges Coulomb un peintre peu ordinaire. Certes, on le classe parmi les peintres de l’école de Marseille. Certes, on retrouve cette pâte onctueuse, sensuelle, ces tons purs qui caractérisent les adeptes de ce groupe.

Peintre d’instinct, Georges Coulomb parle peu. Il reconnaît toutefois «  ne rien entendre, ne rien sentir, être coupé du monte lorsqu’il peint, se trouver même dans un état second « . Ses larges touches de matière, qu’elles soient apposées par la spatule, par les doigts ou directement du tube, traduisent une violence longtemps contenue, une émotion forte, une vivacité qui dictent le geste. Ici une arabesque bleue, là une longue traînée rouge, ailleurs une imposante virgule jaune, maçonnent la toile.

Parfaitement lisible, cette peinture obéit à un dessin sans faille, mais qui sait se faire oublier. Bouquets, paysages, marines, natures mortes, tout l’arsenal classique d’un artiste défile, mais recréé, revu, corrigé, malaxé, passé à la moulinette d’une haute exigence intérieure.

Marseillais donc, Georges Coulomb, puisqu’il vit là-bas. Mais expressionniste d’abord.» 

 

Charles Bremond (écrivain et critique d'art)

 

« … les dons de coloriste de Coulomb s’affirment dans une palette réduite mais très nuancée, une facture vivante truellée sur un dessin impeccable. Amoureux de la vision mémorisée, plié à ses exigences intérieures, Coulomb nous livre à méditer une nature transfigurée. Et cela pudiquement, pas à pas … »